Est-ce le vent qui caresse l'arbre ou les feuilles qui caressent le vent ?
A peine un brin de vent, et ma peau presque fiévreuse a soif de ce souffle apaisant. Comme une envie d'être arbre que le vent plie tendrement. Que la pluie couvre d'un derme liquide. Où des
oiseaux pèsent aux tiges ployant sous les bulles de plumes. Un arbre aux racines massées par l'humide matrice que taraudent les lombrics.
La peau n'est pas si superficielle. Sa parole vient du centre.
par Arkhangelsk
publié dans :
Poésie
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